Mi-mars, 12 degrés, temps gris (normal) : « oh la la, quel froid, c’est nul, vivement l’été ! ». 28 juin, 29 degrés, grand soleil (presque normal) : « oh la la, quelle chaleur, c’est affreux, vivement la pluie ! ». On voudrait bien un bon 26, toute l’année, avec un ciel gentiment moutonnant par endroits et une petite brise pour que le linge sèche mieux. Mais aussi de l’herbe bien verte au mois d’août, bien sûr. Et puis des fruits, des fleurs, en temps voulu ; et de la neige pour Noël…A un moment, il faut simplement dire que se plaindre du temps qu’il fait, c’est non seulement inutile (je ne vous fais pas de schéma), incohérent (voir plus haut), mais aussi un méchant frein à l’esprit de louange et et à l’ouverture du cœur et de l’intelligence à l’incroyable complexité de la Création, à cet équilibre si fragile et si beau que nous abîmons comme des enfants gâtés. Ah et d’ailleurs, si vous voulez encore admirer des sommets enneigés dans quelques décennies, c’est cette semaine qu’il faut arrêter de prendre la voiture pour faire deux kilomètres. Eh oui, l’esprit laudato si, ça coûte des efforts… 


Allez, un petit geste laudato si ? 

Agnes Mannooretonil

soleil et nuage Paroisse Houilles Carrières