Dans l’évangile de Marc (que nous lisons en ce moment) au chapitre 6, nous voyons Jésus, devant la grande foule, « saisi de pitié pour ces gens, parce qu’ils ressemblaient à un troupeau sans berger ». Nous sommes, depuis l’année dernière, face aux épreuves qui s’accumulent, comme ces brebis sans berger, tentés de chercher des réponses faciles et définitives à ce qui nous arrive, à l’échelle de nos vies personnelles, à l’échelle de notre pays, et au-delà… Pourtant nous avons un pasteur, c’est le pape François. N’allons pas pâturer n’importe où auprès du premier baratineur venu. Dans ce livre qui rassemble les homélies et les messages qu’il a prononcés du 9 mars au 14 mai dernier (on y trouve donc les homélies de la semaine sainte), notre pape nous fait trois cadeaux :

  Celui de la Parole d’abord, car (sans vouloir offenser nos prêtres), ses homélies, qui se tiennent au plus près du texte, sont de ces rares merveilles dont on se souvient, et qui vous font entendre l’évangile comme une véritable nouveauté.

   Celui de la compassion, en nous invitant à prier pour des causes précises, concrètes (pour les personnes qui souffrent de la surpopulation dans les prisons, pour les partis politiques, pour l’Unité de l’union européenne, pour les victimes du paludisme…).

     Celui de la « vraie consolation du Seigneur » : « le Seigneur console toujours dans la proximité, avec la vérité et dans l’espérance ». La franchise et la simplicité de cet enseignement bousculent, et font un grand bien spirituel, au milieu de tant de discours creux sur les temps que nous vivons.  

 Méditations dans l’épreuve du Pape François      Homélies durant le temps de l’épidémie 2020. Bayard, 2020

 

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