Marie-Savine passe le relai l’année prochaine après avoir eu la responsabilité de l’année de KT3 à Houilles pendant trois ans. Elle témoigne de ce qu’elle a vécu.

Quelles étaient tes motivations quand tu as pris cette responsabilité ? 

J’avais déjà eu d’autres responsabilités dans la paroisse : l’éveil à la foi, l’aumônerie et les scouts. J’ai accepté de prendre la responsabilité des KT3 à l’invitation d’une amie. Entrer dans un service à plusieurs, et particulièrement avec une amie, c’est très motivant. D’ailleurs, j’aimerais dire à ceux et celles (parents ou grands-parents) qui hésitent à s’engager car la charge leur paraît lourde, que c’est très important de vivre ces missions en binôme, non seulement parce que ça permet de répartir la charge, mais aussi parce que c’est une manière unique d’approfondir l’amitié. On partage des moments forts, pas seulement la logistique ! Il faut bien dire aussi que l’on peut s’appuyer sur tout le travail qui a été fait par les responsables précédents (par exemple pour la retraite de première communion, dont le déroulement peut être repris très facilement d’une année sur l’autre).

Accompagner les enfants vers le sacrement de l’eucharistie, c’était pour moi la possibilité de témoigner d’un aspect fondamental de la foi, qui est le mouvement qui nous porte chaque dimanche à la messe. Je pense que c’est notre rôle, à nous paroissiens qui allons régulièrement à la messe, de montrer à des enfants qui n’ont pas toujours la chance que cela leur soit transmis dans leur famille, de montrer l’importance de ce rendez-vous. L’année de KT3 (puisque c’est l’année où les enfants se préparent au sacrement de l’eucharistie), c’est vraiment le moment ou jamais de transmettre l’essentiel. 

Que retiens-tu de ces trois années ? 

Ce que je retiens, c’est la joie ! Le moment qui apporte le plus de satisfaction, c’est la retraite de première communion (une journée quelques jours avant la première communion, ndlr). On mesure alors tout le chemin parcouru, et les enfants sortent toujours très heureux de leur journée, et ils nous le disent – alors que le jour de la première communion lui-même, tout le monde est embarqué dans le rythme serré de la journée, le déroulement un peu strict de la célébration, l’excitation des retrouvailles familiales…Comme responsable d’année (comme on n’a pas de groupe KT), la retraite, c’est aussi l’un des rares moments où l’on rencontre les enfants. Mais la mission de responsable, même si on est moins directement en rapport avec les enfants, apporte beaucoup sur d’autres plans. Pendant les réunions avec les catéchistes et les prêtres (tous les deux mois), on n’a plus à se préoccuper de la formation, du parcours, car les catéchistes KT3 sont généralement « aguerris » ; de sorte qu’on échange vraiment sur l’essentiel, sur la façon d’accompagner au mieux des situations difficiles, comme un enfant qui souhaite faire sa première communion, alors qu’un de ses parents s’y oppose. 

Un dernier message à faire passer à ceux que tentent cette responsabilité ? 

C’est une façon unique de témoigner de sa foi, et on en sort enrichi !