Notre foi dans la mort et la résurrection de Jésus repose sur des arguments historiques sérieux. Ce ne sont pas seulement des affirmations de foi.

Certains arguments sont d’ordre documentaire. L’historien juif du Ier siècle Flavius Joseph mentionne la crucifixion de Jésus et rapporte que ses disciples proclamaient sa résurrection. D’autres faits sont plus concrets : le corps disparaît du tombeau alors que les linges funéraires restent sur place. Un autre signe se lit dans l’histoire : dans un coin périphérique de l’Empire romain naît une petite communauté qui, en quelques siècles, devient majeure et survit même à l’Empire.

Les arguments les plus frappants se trouvent dans les récits eux-mêmes. Les disciples qui avaient fui deviennent courageux, prêts à donner leur vie. Des opposants farouches, comme Saül (devenu saint Paul), se convertissent. Les chrétiens parlent de la croix comme d’une gloire et ne cachent ni leurs doutes ni leurs incompréhensions. Rien d’un récit arrangé.

Un signe m’impressionne particulièrement. Jésus est mis à mort dans des conditions atroces et ses disciples sont menacés. Tout devrait conduire à la peur ou à la haine. Pourtant, trois jours plus tard, une joie irrépressible surgit : contagieuse, inépuisable, sans reproche. C’est l’un des signes les plus étonnants de la résurrection, de la victoire de Dieu.

Nous aussi, nous en sommes témoins. Je repense à cette phrase de notre vision paroissiale :
« Unis par Jésus-Christ, attentifs à tous, nous témoignons de la joie de son amour. »
Le moment est idéal pour faire rayonner cette joie !

Père Christophe Hédon

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Père Christophe Hédon-Paroisse Houilles-Carrières