Est-ce dû à l’époque que nous vivons, ou parce que nous sommes saturés d’information, ou bien parce que l’Évangile, et en particulier celui de dimanche prochain (Luc 21, 5-19), que la peur, la terreur, la guerre affleurent souvent dans nos pensées et nos échanges ?
Tout cela, alors que nous sommes appelés à l’espérance par notre Seigneur Jésus, par nos pasteurs et par nos frères et sœurs en galère !
Je suis toujours surpris et émerveillé quand une personne détenue me dit une parole de soutien, d’encouragement, quand elle me remonte le moral. Je pense en particulier à Steve, qui a encore de très nombreuses années à passer en prison. À un moment, c’est lui qui me demande comment je vais. J’accepte de lui parler d’un neveu qui me cause bien du souci. Et puis nous parlons d’autre chose. Au moment de se séparer, il me dit : « Je prierai pour ton neveu. Sois-en sûr ! ». Cette phrase me touche. Je réalise combien le Seigneur est présent dans notre relation. Combien le Seigneur lui-même, par la bouche de Steve, m’interpelle et m’exhorte à l’espérance.
En ce temps de l’Avent qui approche, ce temps de l’attente de Celui qui vient, je nous invite à ouvrir grand nos cœurs, nos oreilles et nos mains, pour accueillir la bonté du Seigneur dans les petits gestes de notre vie quotidienne.
N’oubliez pas le dimanche 23 novembre et la journée paroissiale de la Fraternité. Venez découvrir la joie simple des simples gens, et venez vous réjouir avec eux des merveilles que fait pour nous le Seigneur.
Michel Berdah, Diacre