Cette année, la liturgie nous donne à entendre l’Évangile selon Saint Luc, à quelques exceptions près pour certains dimanches, à commencer par ce 19 janvier où nous entendons les Noces de Cana, de l’Evangile selon Saint Jean.
Nous vous offrons un exemplaire de l’Évangile selon Saint Luc ; l’objectif est que vous puissiez lire un Évangile en continu, en incluant tous les passages qui ne sont jamais lus les dimanches à la messe. Son format le rend aisément transportable, et vous pouvez aussi le sous ou surligner pour mieux vous l’approprier.
Qui était donc Saint Luc ? Il ne faisait pas partie du groupe des 12 apôtres, à la différence de Matthieu et de Jean. À la fin du 2ème siècle, saint Irénée l’identifie avec le médecin Luc, nommé par Paul dans ses lettres aux Colossiens (4,14), à Philémon (24) et à Timothée (2Tm 4,11). Luc appartient au monde hellénistique, ce qui se voit surtout par sa bonne maîtrise de la langue grecque. Il semble par ailleurs peu familier de la géographie de la Palestine et des usages juifs. Une tradition fait également de lui un peintre.
Quelles particularités a son Évangile ?
Cet Évangile est adressé à une personne, un certain Théophile (prénom signifiant « Ami de Dieu »), mais à travers ce destinataire, Luc s’adresse surtout à des personnes de langue et de culture grecques. Son Évangile, sans doute rédigé dans les années 80-90 (donc après la ruine du Temple), est d’ailleurs la premère partie d’un livre double dont la deuxième partie est le livre des Actes de Apôtres. Cet Évangile a la particularité de comporter 2 chapitres sur l’enfance de Jésus. Son Évangile est construit comme celui de Matthieu et de Marc, comme une grande montée de Jésus depuis Nazareth et la Galilée, jusqu’à Jérusalem en Judée, où se situent sa mort et sa Résurrection. Luc montre particulièrement l’attention de Jésus pour les pauvres et les petits, ainsi que sur la Miséricorde de Dieu, par exemple dans les 3 paraboles de la brebis perdue, de la drachme perdue, et du fils perdu (Lc 15). En cela, il est assez proche de l’homme contemporain.
Bonne lecture !
Père Eric Courtois