Du 1er septembre, au 4 octobre, jour de la Saint François d’Assise, s’est déroulé le Temps pour la Création. Vous en avez certainement entendu parler ; vous avez peut-être même participé à l’une ou l’autre des rencontres (conférence sur la théologie de l’écologie, journée avec Saint François, prière œcuménique). Cette année, le thème était : « Que la Justice et la Paix se répandent ».

Aujourd’hui, à l’heure où j’écris, difficile de ne pas penser aux guerres en cours, et au tout récent déferlement de violence qui s’abat sur Israël et sur la Palestine.

Est-ce que notre prière ne vaudrait rien ? Est-ce que le Seigneur de nous écoute plus (relire les lecture des derniers dimanches) ? Est-ce que nous n’écoutons plus le Seigneur s’adresser à nous au travers de la Bible, des personnes qui nous entourent, des évènements ? Et au même moment s’ouvre à Rome une session du synode sur la synodalité, où pour la première fois des hommes et des femmes vont marcher ensemble et voter ensemble.

Quelle actualité ! D’un côté cette violence, et de l’autre, la recherche d’une voie, d’une voix commune, ouverte et partagée au-delà de nos schémas traditionnels. Il y a certainement là une parole prophétique. Si cette parole nous appelle à reconnaître la part de violence qui peut nous habiter, elle nous appelle surtout à risquer « notre peau » en témoignant de l’Évangile. Témoignons à temps et à contretemps, et proclamons avec force et avec humilité, combien nous sommes frères et sœurs en humanité. Allons plus loin : nous sommes frères et sœurs en Christ, appelés à construire un monde où chacun a sa place.

Comme elle est difficile à entendre cette parole ! Elle vient heurter nos histoires personnelles : « Moi, me réconcilier avec mon frère, ma sœur ? Jamais ! » Comment pardonner des blessures reçues ? Comment vaincre des sentiments de jalousie, ou encore des sentiments d’infériorité ou de supériorité ?

Je vous invite à prendre le temps d’une lecture attentive des prochains textes proposés par la liturgie, à les lire la veille de la messe, et à demander la grâce qu’elle produise du fruit en vous. Ces fruits proviennent de graines reçues à notre baptême : la paix du cœur, la force de la confiance, et savoir devenir le prochain de l’autre.

Qui dit grâce, dit gratuité. Oui, nous recevons tout du Seigneur gratuitement et notre seul mérite est la confiance que nous mettons en lui. C’est ainsi que les pauvres sont en relation.

Soyons attentifs ce mois-ci à la présence du Seigneur dans nos vies et autour de nous, et aussi dans le monde. Sa parole est sûre : “ Ecoute Dieu t’appelle, viens suis moi !

Dessin de la paix Paroisse Houilles-carrières