Conférence d’Antonia Acutis et du Père Will Conquer

par | 7 Avr 2026

Conférence d’Antonia Salzano Acutis

Mère de Saint Carlo Acutis

Paroisse de Houilles – Temps de Carême

Note éditoriale
Ce texte est une restitution fidèle de la conférence donnée en français par Antonia Salzano Acutis, à partir d’une retranscription automatique.  La structure et les intertitres ont été ajoutés pour faciliter la lecture, mais le contenu restitue strictement ce qui a été dit lors de cette soirée.

Introduction par le père Christophe Hédon de la paroisse

Le Père Chritsophe Hédon ouvre la soirée en remerciant les éditions Artège et Salvator, grâce auxquelles ce contact et cette conférence ont pu avoir lieu. Il présente les ouvrages disponibles à la librairie : Les Miracles eucharistiques dans le monde, rappelant que Carlo avait réalisé une exposition sur ce thème. Puis il présente la première biographie de Carlo, rédigée par un père missionnaire au Cambodge, le Père Will Conquer, présent dans ce soir-là. Il montre ensuite une série de trois livres écrits par Antonia Salzano Acutis, qu’il recommande vivement aux parents comme aux jeunes. Il souligne que cette collaboration avec les éditions Artège et Salvator avait commencé en 2024, et remercie chaleureusement Antonia de sa venue : « Nous sommes très honorés, très touchés, très heureux d’avoir accueilli une relique de Carlo et très heureux de vous entendre comme témoin privilégié. »

Le Père Hédon rappelle que la paroisse possède une petite chapelle dédiée à une sainte italienne, Maria Goretti,  décédée très jeune dans la première moitié du XXe siècle, et dont la maman avait vu la canonisation. Il établit un parallèle : « Aujourd’hui, on accueille une maman italienne, non pas d’une jeune fille mais d’un garçon, dont le nom commence à e être singulièrement connu dans le monde entier. Je pense qu’il n’y a pas beaucoup de mamans qui ont vu la canonisation de leur enfant, et ce n’est peut-être pas si facile à porter. »

Il remercie Antonia de livrer quelque chose de sa vie de famille et de la vie de son fils.

Prière d’ouverture

Avant de donner la parole à Antonia, le Père Hédon invite à prier l’Esprit Saint pour que cette soirée soit un moment d’écoute et d’appel : « Viens, Esprit de lumière. »

Il situe la soirée dans le contexte du Carême et de la Passion, rappelant que Carlo a été béatifié et que sa vie est un point de départ pour la réflexion. Carlo est un jeune qui a offert les souffrances de sa dernière journée pour le Pape et pour l’Église. La question posée à Antonia est : « Comment Carlo peut-il nous aider à mieux vivre la Semaine sainte ? »

Conférence d’Antonia Salzano Acutis

I. La sainteté, un appel universel

« Bonsoir à tous. Je suis contente d’être avec vous. Une très belle ville. La France est une très belle nation, très croyante, très mystique. Vous avez des saints merveilleux. » Antonia commence par souligner que Carlo est devenu extraordinaire non pas par ses propres forces, mais parce qu’il a ouvert la porte de son cœur à Dieu. Il a permis à Dieu de faire des chefs-d’œuvre dans sa vie. « Si vous permettez à Dieu de rentrer dans votre vie, il pourra aussi vous transformer. » Elle aborde la question de la Semaine sainte : comment la vivre ? En sachant que pour chacun de nous, il y a un appel à la résurrection. Non pas seulement à la fin des temps, mais une résurrection qui doit se vivre chaque jour. « Chaque jour, nous pouvons recommencer et nous pouvons faire toujours mieux. Parce que Carlo disait que chaque minute qui passe est une minute que nous avons pour nous sanctifier. » Le temps est une créature de Dieu. Quand Jésus est venu sur terre, il a sanctifié le temps, parce que chaque minute il glorifiait Dieu et nous a montré comment glorifier le temps pour l’éternité.

Elle poursuit : « On ne doit pas avoir peur de la mort. La mort est le passage à la vraie vie. Si on a peur de la mort, cela veut dire que nous n’avons pas la foi. Carlo disait qu’on doit vivre chaque jour comme si c’était le dernier de notre vie. Jésus nous a préparé une place au paradis pour chacun de nous. Chacun de nous est appelé à devenir saint. Parce que Jésus dit : soyez parfaits comme votre Père dans le ciel est parfait. Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. »

« La sainteté, ce n’est pas seulement pour Carlo, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, saint François d’Assise ou d’autres grands saints. C’est pour chacun de vous. » Elle s’adresse directement aux enfants présents dans l’assemblée, leur demandant leurs prénoms, ainsi qu’à une dame âgée, pour montrer concrètement que la sainteté est pour tous, à tout âge.

II. Ce qu’est vraiment la sainteté

Antonia insiste : la sainteté, ce n’est pas avoir des dons extraordinaires — des apparitions, des stigmates, des miracles. Ce sont des dons que Dieu accorde gratuitement, et pour lesquels nous n’avons aucun mérite. Ils sont donnés par humilité, pour nous aider à avoir plus de foi. «L’important, c’est de comprendre que la sainteté, ce n’est pas ça. La sainteté, c’est vivre les vertus chrétiennes de manière héroïque. » Elle définit la vertu comme une attitude stable de la volonté vers le bien. Par exemple, si j’ai l’habitude de dire de mauvais mots, à un certain moment je décide : non, je ne veux plus dire ça. « Ça, c’est l’attitude stable de la volonté vers le bien. » Pratiquement, vivre les vertus héroïquement signifie ne plus commettre de péchés véniels volontaires. L’Église examine, lors d’un procès en canonisation, si la personne a vécu les vertus — plus d’une centaine — et surtout les trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité.

III. La métaphore de Pinocchio : le combat spirituel

Antonia sort une figurine de Pinocchio pour illustrer son propos. Elle rappelle l’histoire : Pinocchio était une marionnette, manipulée par un marionnettiste. « Le problème, c’est que si on veut vivre les vertus, on va devoir mener une bataille. Une bataille pour s’efforcer de faire le bien, toujours. Contre nos petits défauts, les péchés, les choses que Dieu n’aime pas. »

« Nous sommes tous un peu comme Pinocchio, parce que nous avons la blessure du péché originel. Mais Dieu nous a permis de devenir libres, de combattre et de devenir saints, grâce à Jésus qui est mort en croix. Aujourd’hui, nous nous souvenons de sa mort, et grâce à elle, nous sommes des personnes nouvelles, nous pouvons rentrer au ciel, nous sommes fils et filles de Dieu. »

Elle cite une maxime : « Pourquoi mille batailles, si je ne suis pas capable de me vaincre moi-même ? » La bataille principale est avec nous-mêmes, contre nos habitudes et nos péchés. Elle conclut cette partie par une comparaison : « Quand je vais passer des examens à l’université, je fais tous les efforts pour étudier et réussir. Pour la vie spirituelle, c’est la même chose.» Il y a beaucoup de saints qui ne sont pas canoniquement reconnus mais qui sont au ciel — « et vous aurez des surprises dans l’éternité. »

IV. La Semaine sainte, chemin de sanctification

Le prêtre intervient brièvement pour faire le lien avec la Semaine sainte : ce qui est important, c’est que la Semaine sainte est déjà sainte en elle-même, et ce qui nous revient, c’est de devenir plus saints nous aussi. « Si on suit vraiment le Christ — Jeudi saint, Vendredi saint, Samedi saint et Dimanche de Pâques — ça fait devenir saint. » Il évoque un souvenir personnel : le jour où la canonisation a été suspendue (probablement en lien avec le Covid), il avait reçu un message marquant d’Antonia : « Leplus important, ce n’est pas la canonisation de Carlo, c’est la vôtre. C’est à vous de devenir saints. » Carlo a organisé une grande fête, il a invité tous ses amis, et au dernier moment il n’est pas venu, pour que nous soyons là avec le Pape, pour prier, pour aimer l’Église, et pour comprendre que cet appel est pour nous. « On n’est pas les membres d’un fan-club, on est les amis de Carlo, avec lequel on devrait tous devenir saints. »

Il témoigne aussi des fruits de la canonisation de Carlo dans le monde : à Houilles, mais aussi en Asie, aux Philippines, en Indonésie, au Cambodge. Carlo parle énormément aux jeunes. Il pose alors la question à Antonia : pourquoi est-ce que Carlo peut être un modèle pour les jeunes aujourd’hui ? Pourquoi est-ce qu’il inspire ?

V. La vie eucharistique de Carlo

La première communion anticipée Antonia explique que Carlo a fait sa première communion à sept ans, car il était très cultivé sur la foi : c’était un enfant précoce. « À cinq mois déjà il parlait, et avec la foi aussi, il était très vite très mature. » On lui a permis de faire sa première communion de manière anticipée. Dans cette occasion, il a écrit un programme : « Être toujours uni à Jésus. » C’était le programme de toute sa vie, et il l’a tenu : il a commencé à aller à la messe chaque jour, à faire l’adoration eucharistique chaque jour, et à prier le chapelet quotidiennement.

L’importance du chapelet

Antonia interpelle l’assemblée : « Combien d’entre vous prient le chapelet tous les jours ? Non ? Ce n’est pas possible ! Marie est votre mère. » Elle rappelle que la Vierge Marie a promis à Fatima que par le chapelet, on peut obtenir des grâces spéciales. « Si vous ne pouvez pas réciter le chapelet en entier, priez-le par morceaux : quand vous allez au travail, quand vous rentrez, quand vous allez à l’école. Promettez-moi que vous le ferez chaque jour. »

Elle cite Carlo : « Le chapelet est comme un scaphandre que nous mettons sur nous-mêmes. » À travers la prière du chapelet, Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, nous accorde des grâces spéciales de protection : contre les mauvaises tentations, pour être toujours fort dans la foi, pour ne pas tomber dans le péché.

« C’est une prière biblique. Quand vous priez le chapelet, vous méditez la vie de Jésus dans la Sainte Écriture, et surtout vous invoquez la Vierge Marie, qui est le premier tabernacle de la terre. En Marie, Jésus a habité : Marie est un tabernacle. »

VI. L’Eucharistie et la présence réelle

Antonia désigne le tabernacle de l’église : « Nous avons ici un beau tabernacle où Jésus est présent dans l’hostie consacrée, avec sa présence réelle. Jésus est vraiment présent physiquement. Il a promis de rester avec nous jusqu’à la fin du monde, et il maintient cette promesse. Physiquement, il a voulu rester avec nous. » Pourquoi ? Parce que notre volonté est faible. Nous avons les divertissements, les téléphones, la télévision, et quelquefois notre temps est un peu éparpillé. Nous n’avons pas toujours envie de cette relation personnelle que chacun voudrait avoir avec Dieu.

« Pourtant, nous avons reçu le baptême. Nous avons la Sainte Trinité dans notre âme. Pour se connecter à cette présence de Dieu dans notre intérieur, on doit prier, on doit faire pendant la journée des moments de silence. » Elle évoque la pratique de la présence de Dieu : « C’est très important. Nous devons vivre cette présence non seulement simplement, mais avoir cette relation personnelle avec Dieu qui travaille en nous. Quand nous cuisinons, quand nous travaillons, avoir toujours une pensée avec le Seigneur. Notre journée devient une prière. Ça, c’est le secret de la sainteté. »

L’Eucharistie, autoroute vers le ciel

« L’Eucharistie, c’est l’autoroute pour le ciel », disait Carlo. C’est vraiment le secret de sa sainteté. À travers l’Eucharistie, Jésus nourrit non seulement notre esprit mais aussi notre volonté, et nous aide à être plus forts pour combattre les tentations. Elle explique : « Qu’est-ce que c’est, l’Eucharistie ? C’est l’école du Christ, c’est la présence réelle de Jésus parmi nous. Et quel est le sens de Dieu ? Dieu est amour. Quand je reçois la communion, je mange la source de l’amour, et Jésus m’aide à ouvrir mon cœur, à aimer mon prochain. C’est l’esprit de la sainteté. »

Saint Jean au pied de la croix et la messe

Antonia évoque le Sacré-Cœur et saint Jean, le disciple bien-aimé, qui repose sa tête sur la poitrine de Jésus. « Ce geste nous montre comment nous aussi pouvons devenir proches de Jésus : par cette union eucharistique. »

Au moment de la crucifixion, tous les apôtres ont fui, par peur. Seul saint Jean, le disciple bien-aimé, est resté au pied de la croix, avec les femmes. « Carlo disait que cette attitude de saint Jean — rester au pied de la croix, avoir confiance même si c’était dangereux — c’est la même chose qui se passe à chaque messe, où il y a la réactualisation du même sacrifice du Calvaire. Et comment démontrer notre amour ? En participant à lamesse, nous nous mettons dans la même attitude que saint Jean. Nous revivons la crucifixion de Jésus et la résurrection. »

Carlo disait : « L’Eucharistie est ma route pour le ciel. » Et la messe est le moyen de se sanctifier. Ce chemin de sainteté est possible aussi pour l’assemblée : « Vous avez beaucoup de messes, vous avez des tabernacles, vous pouvez faire chaque jour l’adoration eucharistique. »

VII. L’adoration eucharistique

Antonia interpelle : « Combien d’entre vous ont fait l’adoration eucharistique ? » Elle évoque Moïse devant le buisson ardent : il ne pouvait pas s’en approcher, mais ce qui s’est passé, c’est qu’il a reçu beaucoup de grâces, et après avoir parlé avec Dieu, il était transformé, son visage rayonnait. « La même chose pour nous : quand nous faisons l’adoration eucharistique, même cinq minutes. Savez-vous que si vous faites trente minutes d’adoration eucharistique, vous pouvez obtenir une indulgence plénière ? Vous pouvez obtenir cette indulgence chaque jour en faisant trente minutes d’adoration, en récitant le chapelet chaque jour, en famille ou dans votre église, ou en lisant la Sainte Écriture pendant trente minutes. »

Elle insiste sur l’importance des indulgences : ce sont des grâces par lesquelles les mérites des saints, des martyrs et du Pape nous sont appliqués. « C’est important aussi de prier, comme le faisait Carlo, pour les âmes du purgatoire. Parce qu’elles souffrent et elles prient beaucoup pour nous ensuite. »

« Je ne dis pas que vous devez faire tout ce temps, mais essayez, commencez à faire un changement, parce que le Carême est une période de changement, une période dans laquelle nous devons faire des pas en avant vers la sainteté. »

VIII. Les miracles eucharistiques et l’exposition de Carlo

Carlo a enseigné le catéchisme pendant cinq ans. En enseignant, il constatait un problème : « Il y a des files d’attente devant Disneyland, mais je ne vois pas cette file devant le tabernacle. » Le tabernacle, c’est la maison de Dieu. « Combien de tabernacles avons-nous dans le monde ? Des millions — de bois, de marbre, d’or… C’est la maison de Dieu. Nous n’avons pas besoin d’aller à Jérusalem, disait Carlo. Nous avons Jérusalem au-dessus de chaque tabernacle. »

C’est pour faire comprendre l’importance de l’Eucharistie qu’il a créé son exposition sur les miracles eucharistiques. Il y présentait des cas historiques, survenus au cours des siècles, pour montrer que dans l’hostie consacrée, il y a la présence réelle de  ésus.Antonia explique ce qu’est un miracle eucharistique : «Normalement, quand le prêtre célèbre la messe et dit “Ceci est mon corps”, il répète les mots de Jésus. L’hostie devient le Corps et le Sang de Jésus, même si on ne le voit pas — ce serait horrible de le voir, heureusement — mais nous avons la foi. Dans un miracle eucharistique, l’hostie se transforme visiblement en chair. »

Elle cite plusieurs cas : le dernier miracle reconnu s’est passé en Pologne en 2013, où l’hostie s’est transformée en chair. Cette chair a été analysée et reconnue par l’Église, par la communauté scientifique et par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il y a aussi le miracle de Buenos Aires en 1996, lié au pontificat du Pape François. Ce qui est remarquable, c’est que dans chaque cas, quand on analyse la chair, c’est du myocarde — du tissu du cœur. « Pourquoi Jésus nous montre-t-il son cœur ? Parce que Dieu est amour. Dans l’Eucharistie, il nous montre son essence. »

Grâce à cette exposition, présente aujourd’hui dans de nombreuses paroisses à travers le monde, beaucoup de gens se sont rapprochés de la foi. Carlo a créé cette œuvre parce qu’il voulait aider les gens à comprendre l’importance de l’Eucharistie. « C’est vraiment la chose la plus surnaturelle que nous ayons sur la terre. »

IX. La messe, plus importante que les apparitions

Antonia pose une question à l’assemblée : « Qu’est-ce qui est le plus important : la messe, ou une apparition de la Vierge Marie ? » Elle répond elle-même : c’est la messe. Car dans l’Eucharistie, c’est Dieu lui-même, notre Créateur, qui nous aime de toute éternité. La Vierge Marie est très importante — c’est grâce à elle que nous avons eu l’Incarnation — mais la chose la plus importante, c’est l’hostie. « Comme je vous disais, il se cache derrière les apparences du pain, mais il est présent réellement. Nous n’avons pas des visions, mais nous avons la foi qu’il est vraiment présent. »

Elle fait un parallèle avec Le Petit Prince de Saint-Exupéry : quand le Petit Prince montrait son dessin, les adultes ne voyaient qu’un chapeau, alors qu’il y avait un éléphant à l’intérieur. « De même, quand je parle de l’Eucharistie, beaucoup ne comprennent pas. Mais l’Eucharistie, c’est vraiment la chose la plus importante, et c’était le cœur de la sanctification de Carlo. »

X. Les sacrements, nourriture spirituelle

Le prêtre fait une transition : pour former sa volonté et devenir un jeune homme donné au Christ, il ne suffit pas de faire des efforts humains, il faut vivre des sacrements. La confession et la communion transforment la vie en rapprochant du Christ.Antonia reprend : « Les sacrements sont la nourriture spirituelle. À travers les sacrements, Dieu nous donne la grâce pour nous sanctifier. Les sacrements sont la chose la plus importante sur la terre. »

Carlo se confessait chaque semaine. Il demandait aussi le sacrement des malades, disant : « Je suis malade du péché originel, j’ai besoin d’aide. » En Italie, beaucoup de gens demandent ce sacrement parce qu’ils se reconnaissent blessés. « Mais Dieu peut nous guérir. Elle évoque Fatima : quand la Vierge Marie est apparue, elle a dit qu’il y a beaucoup d’âmes qui vont en enfer parce que personne ne prie ni ne fait de sacrifices pour elles.

« La prière, c’est très important. Si nous avons des nièces, des fils qui ne sont pas croyants, si nous prions et faisons des sacrifices, nous pouvons vraiment obtenir des grâces. Notre prière est toujours écoutée. Les temps de Dieu ne sont pas les nôtres. Mais avec votre prière, vraiment vous pourrez sauver beaucoup d’âmes. »

La vision de Fatima et les sacrements

Antonia raconte s’être rendue au Portugal, à Coimbra, où se trouvait le couvent de Sœur Lucie, la voyante de Fatima. Elle décrit une vision de Sœur Lucie : dans une croix, il y avait Jésus crucifié, le Père et l’Esprit Saint. Des gouttes de sang tombaient sur un calice suspendu. À côté, il y avait une source d’eau avec les mots « Grâce et Miséricorde ». « Ce sont les sacrements, parce qu’à travers la blessure de la croix, de Jésus est sorti le sang et l’eau, et c’est la création de l’Église et des sacrements. Ce sont les signes à travers lesquels Dieu nous donne le salut. »

XI. La Sainte Écriture

Antonia résume le programme de sanctification : premièrement, la vie sacramentelle. Deuxièmement, la prière. Troisièmement, la Sainte Écriture. Elle cite saint Jérôme : « L’ignorance des Écritures, c’est l’ignorance du Christ. » Il faut lire chaque jour une petite partie de la Sainte Écriture. Elle évoque les conversions obtenues par la Parole de Dieu : des gens qui visitaient les malades, parlaient, vivaient cette Parole, et il y avait beaucoup de conversions. « La Parole de Dieu, ce n’est pas une parole humaine. Ce sont les paroles à travers lesquelles l’Esprit Saint parle. Quand nous lisons la Sainte Écriture, l’Esprit Saint nous console. C’est une parole qui guérit. Si nous vivons avec la Sainte Écriture, Dieu nous parle à travers elle. »

XII. La charité et l’usage de la technologie

Carlo faisait beaucoup d’œuvres de charité, nourri par l’Eucharistie. Il emmenait des sacs de nourriture aux sans-abri dans la rue. Il faisait du volontariat auprès des personnes âgées. Il aidait des gens qui avaient des problèmes d’alcoolisme. « Tout cela vient de l’Eucharistie, parce qu’en se nourrissant de Jésus, il trouvait les ressources pour se donner lui-même. »

Concernant la technologie, Antonia raconte que quand Carlo avait huit ans, ils lui ont donné une PlayStation. « Il avait lu dans les journaux qu’aux États-Unis, des jeunes finissaient à l’hôpital à cause de l’utilisation excessive de jeux vidéo. Alors qu’est-ce qu’il a fait ? Il s’est dit : si j’ai la PlayStation, je jouerai maximum une heure par semaine. Et il avait huit ans quand il a pris cette décision ! »

Elle souligne que cette règle de tempérance est particulièrement actuelle, alors que les jeunes passent tout leur temps sur leur téléphone. « J’ai rencontré beaucoup de jeunes qui m’ont dit : je passe dix heures par jour sur mon téléphone. On doit renoncer un peu, et commencer à prier un peu plus. Sinon, on devient comme Pinocchio : nous sommes dans les mains des producteurs de jeux, de PlayStation, de mobiles. Comme des marionnettes. Il faut être libre. »

XIII. La canonisation et la suite

Le Père W. Conquer résume le parcours de Carlo.

Depuis sept ans, il a été reconnu serviteur de Dieu, puis vénérable, puis bienheureux, puis saint. « Ça a été une sorte de montagne russe incroyable, parce que ça s’est passé pendant le Covid, avec des événements exceptionnels — la suspension, des choses qui ne s’étaient jamais passées avant. »

Il évoque la perspective que Carlo puisse être déclaré patron d’Internet, un domaine où il n’y a pas encore de saint patron.

Questions de l’assemblée

Sur la manière de recevoir l’Eucharistie

Question : Un paroissien pose la question de la manière de recevoir l’Eucharistie. Il note que la grande majorité des catholiques aux États-Unis ne croient plus à la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Il se demande si le fait de recevoir Jésus à genoux et dans la bouche ne témoignerait pas d’un maximum de révérence et d’humilité, et si cela ne minimiserait pas le risque de perte de particules d’hostie ou de profanation.

Réponse d’Antonia : Le Code de droit canonique permet de recevoir Jésus dans la main ou dans la bouche. L’Église laisse cette liberté. Beaucoup de miracles eucharistiques se sont d’ailleurs produits parce que l’hostie était tombée. Autrefois, il était obligatoire de s’agenouiller ; aujourd’hui, l’Église est plus souple. « L’essentiel, à mon avis, c’est d’être préparé dans son cœur. On peut s’agenouiller et ne pas aimer son prochain, et ce n’est pas bien non plus. C’est le cœur qui est important. Mais dans la bouche, c’est sûrement moins dangereux. Moi, je le prends dans la bouche parce que Carlo m’enseignait à le prendre dans la bouche. Il me disait de faire très attention. » Elle reconnaît que l’Église laisse la liberté sur ce point.

Sur le courage de Carlo pour témoigner de sa foi

Question : Comment Carlo a-t-il fait pour ne pas avoir peur d’être catéchiste et de partager sa foi ?

Réponse d’Antonia : Carlo n’avait pas peur parce qu’il se rendait compte de l’ignorance épouvantable de beaucoup de gens sur la foi. « Je parle à beaucoup de monde dans le monde entier. Il y a une ignorance absolue. Je suis surprise de voir cela. » Carlo était très intelligent, très avancé, il connaissait parfaitement les Écritures et les enseignements de l’Église. Il avait une mémoire extraordinaire. C’est pour cela qu’il a créé ses expositions : les miracles eucharistiques, mais aussi les apparitions de la Vierge Marie dans le monde. « Il disait que la Vierge est apparue des milliers et des milliers de fois, et les gens n’écoutent pas. Elle demande de prier le chapelet, de se convertir, et les gens ne comprennent pas. »

Antonia conclut : « On ne doit pas avoir peur, parce que Jésus a dit d’aller annoncer la Bonne Nouvelle à tout le monde. C’est l’une des dernières choses qu’il nous a demandées. Nous devons annoncer la Bonne Nouvelle dans notre famille, dans notre travail, partout.»

Témoignage d’un enfant

Un enfant prend la parole. Dans sa classe, on représente Carlo Acutis : il y a des livres qui racontent son histoire et des photos de lui partout. Sa maîtresse, sachant qu’il allait venir à cette conférence, lui a demandé de remettre une lettre à Antonia : une invitation. La soirée se conclut par un temps de prière, en se tournant vers le Saint-Sacrement.

Antonia Acutis 27 mars 26 Flyer Paroisse HouillesCarrières
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