Micr’homélie par le Père Jacques Frachon

5 Mai 2020

Mardi 5 mai                 

Evangile selon Saint Jean (Jn 10, 22-30)

Sommes-nous réellement des brebis du Christ ?

Nous l’entendions hier et dimanche, le Christ – le Bon Pasteur – connaît ses brebis chacune par son nom. Encore faut-il faire partie du lot – c’est-à-dire être de ceux qui « écoutent la voix » du berger. Mais Jésus nous révèle encore davantage : ses brebis ont été au Christ par le Père. Voilà un grand motif de joie pour aujourd’hui : « Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père ». Ainsi, en écoutant la voix du Fils, nous appartenons au dessein bienveillant du Père de toute éternité. Et puisque « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jn 3, 16). Ainsi, en tant que brebis du Père – choisis par avance dès le sein de notre mère (cf. Jr 1, 5 et Ps 139, 13) – nous avons à obéir (littéralement, « prêter l’oreille »), à écouter donc la volonté du Seigneur pour nous. Dans cette crise sanitaire et la crise économique qui se profile, quelle est la volonté de Dieu ? Plus exactement, que veut nous dire le Seigneur à travers cette épreuve ? Voilà un examen de conscience personnel et communautaire à vivre à la lumière de cette amour du Pasteur éternel pour chacune de ses brebis : « Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main »

Père Jacques Frachon