Du 25 au 28 septembre, à Paris, Lourdes et Metz, nous avons vécu des événements extraordinaires. En accueillant le pape et en nous rassemblant pour prier, nous avons connu comme une parenthèse hors du temps : une joie simple et profonde, une paix partagée et contagieuse, qui nous ont presque surpris nous-mêmes.

Je crois que nous avons reçu une immense bénédiction du Seigneur : un cadeau pour nous fortifier, nous encourager et nous manifester qu’il accompagne son Église en France.

Les échanges avec des paroissiens, des non-pratiquants et même des non-croyants m’ont rappelé les réactions des foules devant les miracles de Jésus. Elles s’émerveillent : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » (Mt 9,33). Elles rendent gloire à Dieu (Mt 15,31). « Tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu. » (Lc 18, 43).

Nous avons peut-être vécu quelque chose de cet ordre : un événement préparé et organisé, bien sûr, mais dont les fruits nous ont largement dépassés. Il y a quelque chose du miracle qui s’est produit devant nous, que nous avons vécu en direct. Dans l’Évangile, un miracle est bien plus qu’un beau moment. C’est aussi un signe. Il faut donc nous demander : qu’est-ce que le Seigneur a voulu nous donner, nous dire, nous faire comprendre ?

Pour ma part, j’y vois au moins deux grâces. Une grâce de confiance dans la foi et la communion de l’Église en France. Et une grâce de confiance renouvelée dans l’Église elle-même, malgré les blessures, les fautes et les insuffisances apparues ces dernières années.

J’encourage chacun à relire ce que nous avons vécu, vu et entendu. Parlons-en entre nous. Essayons de mettre des mots sur cette grâce. Car Dieu a visité son peuple. Il nous faut accueillir ce qu’il nous a donné !

Père Christophe Hédon

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