Connaissez-vous l’ACAT ?

L’ACAT est une ONG oecuménique de défense des droits de l’homme créée en 1974. Association loi 1901, elle est reconnue d’utilité publique et d’éducation populaire.
L’ACAT a pour but de combattre partout dans le monde les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la torture, les exécutions capitales judiciaires ou extra-judiciaires, les disparitions, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides.
Elle assiste les victimes de tous ces crimes, notamment en se constituant partie civile devant les juridictions pénales et elle concourt à leur protection notamment par toutes actions en faveur du droit d’asile et de la vigilance à l’égard des renvois qui s’avèreraient dangereux.
L’ACAT fonde son action sur un réseau actif de 28 000 membres adhérents, donateurs et salariés.
Avec un père juriste et une mère assistante sociale de formation, j’ai toujours été attentive au respect de la dignité humaine. En 1979 j’adhère à L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture et des exécutions capitales, et je découvre que l’action et la prière sont efficaces pour lutter contre l’indicible : soutenir les victimes de torture institutionnelle, contribuer à des libérations, intercéder dans la prière pour la conversion des tortionnaires.
Jeanne Rosset
S’informer, Ecrire, Prier, c’est le quotidien d’un Acatien.
Jusqu’en 2016 il y a eu un groupe ACAT sur la paroisse de Houilles-Carrières ; aujourd’hui nous sommes 5-6 adhérents qui avons décidé de ne pas rester figés devant l’horreur. Autour du 26 Juin comme chaque année, avec la Fédération internationale des ACAT, nous vivrons la Nuit des veilleurs et nous fêterons à Paris les 6 et 7 Décembre 2024 les 50 ans de L’ACAT.
Avec l’Appel du mois de Mai l’ACAT-France mène un plaidoyer en faveur de la justice transitionnelle au Sri Lanka, contre l’impunité et les disparitions forcées. Elle soutient Sandya EKNALIGODA dans sa recherche des responsables de l’enlèvement de son mari il y a 14 ans. »
L’ACAT dans l’Appel du mois de Mai attire notre attention sur le nombre élevé de disparus pendant la guerre civile au Sri Lanka : entre 60 000 et 100 000 disparitions forcées en toute impunité.
Le 18 Mai 2024 marque le 15ème anniversaire de la fin de cette guerre. Sur la photo de couverture on voit Sandya Eknaligoda dont le mari Prageeth Eknaligoda , analyste politique et caricaturiste, a été enlevé le 24 janvier 2010 et porté disparu. Sandya est admirable de courage, elle porte la tête rasée en signe de deuil et une écharpe rouge en signe de combativité : depuis 14 ans elle réclame une enquête et la condamnation des responsables de la disparition de son mari et de toutes les disparitions. On voit aussi sur la photo la chemise de Prageeth avec ses stylos pour écrire et dessiner. Au dos de la photo vous trouverez une carte rédigée à dater et signer, à affranchir et adresser au Président du groupe d’amitié France-Sri Lanka de l’Assemblée nationale M.Julien Dive. Votre signature marque votre refus de cette forme de torture que sont les disparitions forcées. (pour soutenir les familles des disparus, cliquer ici)

Déplacement à Paris de Sandya Eknaligoda, défenseure Sri lankaise, pour recevoir le prix des droits humains Engel-duTertre de la fondation ACAT décerné à son époux, Praggeth Eknaligoda, carricaturiste et journaliste Sri Lankais disparu depuis 2010. Sandya, son épouse, est ici au siege du secretariat national de l’ACAT-France, le 4 décembre 2023