Le don de force donne le courage de dépasser les épreuves tout au long de sa vie pour le salut, et aide à tenir dans les bonnes décisions prises. Il aide à faire jusqu’au bout ce qu’on a à faire. C’est le devoir d’état, premier et bien fait. Bien faire les choses, même à travers les difficultés dans lesquelles nous sommes impliqués. Cela peut aller jusqu’à la force des martyrs, qui n’est pas une résistance, un endurcissement face à la souffrance, mais véritablement une force intérieure qui est donnée pour garder les yeux fixés sur le Christ et non pas se tourner vers ses propres blessures pourtant bien réelles. C’est pour cela que les martyrs sont représentés avec la palme de la victoire à la main, la palme des martyrs, car ils ont remporté le combat face à la peur de souffrir et de mourir, pour faire confiance en un autre qu’eux-mêmes, qui leur donne une force plus grande que les simples forces humaines, une force qui assure leur fidélité jusqu’au don de leur vie. Le don de force donne ainsi le courage de témoigner , comme le montre l’assurance des apôtres qui proclament le Christ mort et ressuscité (cf Actes).

L’obstacle à ce don de force est la lâcheté naturelle qui nous fait baisser les bras, abandonner, laisser les choses, ne rien faire jusqu’au bout. La pusillanimité, l’hésitation permanente, le fait de toujours remettre à plus tard.

Un moyen pour recevoir ce don est de se ressaisir. Se souvenir de l’adage « Aide-toi, le ciel t’aidera » qui signifie que nous avons notre part de travail à effectuer dans toute œuvre, et donc que nous avons à engager et à maintenir notre volonté dans une orientation bonne, même si des difficultés surviennent. Il faut se reprendre sans dramatiser, mais en se souvenant que « celui qui reçoit une charge, reçoit la grâce pour la remplir ». Croire en la grâce d’État, et décider, avancer.

Un exemple biblique : Un des récits de la Passion

L’exemple de Jésus dans sa Passion est sans doute le plus éloquent. Il fait bien comprendre qu’il n’y a aucune dureté ou violence dans le don de force. Jésus est fort contre le mal, il ne rentre jamais dans une complicité ou une compromission avec le mal, mais il n’est jamais violent non plus. Il va simplement au bout de sa mission de rédempteur. Par amour, il va jusqu’au bout du don de sa vie.

On peut prendre aussi l’exemple de David dans le 2° livre de Samuel (2 Sa 15-19). David est contesté et subit des revers, de la part de son propre fils, mais il tient bon et retrouve son trône, et est même éploré devant la mort de son fils qui avait pourtant voulu prendre sa place.

Chantez cette semaine un chant à l’Esprit Saint : Viens Esprit Saint !

Père Eric Courtois

Vitrail Bethanie - Pentecôte détail 2 - Paroisse HouillesCarrières
Vitrail Bethanie – Pentecôte détail 2 – Paroisse HouillesCarrières