L’onction des malades, sacrement de la tendresse de Dieu

Le 12 février 2023 à Béthanie et à Saint-Jean-Baptiste à 11h

Quand la santé est bousculée par la maladie ou la vieillesse, le sens même de la vie peut être fragilisé, humainement ou spirituellement. Mais nous croyons que silencieusement et mystérieusement, le Christ nous entoure de sa tendresse, il nous tend la main, en particulier dans le sacrement des malades. Ce sacrement nous donne la force d’accueillir la réalité de notre fragilité et nous offre une force de vie qui agit dans nos faiblesses, qui réconforte, guérit et nous apaise dans l’épreuve.

Dans l’Évangile de Matthieu, nous entendrons plusieurs fois Jésus nous dire : « Moi je vous dis »… Que peut nous dire Jésus en ce dimanche de la santé ? L’Évangile est à recevoir chaque jour, et à vivre par « nos actes d’apôtres ».

J’ose continuer à écrire l’Évangile en ce dimanche de la santé. Jésus pourrait nous dire : « mettez à l’honneur dans vos communautés paroissiales les personnes qui donnent de leur temps pour visiter les malades, qui s’engagent dans les aumôneries d’hôpitaux, dans les Ehpad, au service évangélique des malades. Envoyez en mission ce jour-là toutes ces personnes, car c’est au nom de l’évangile qu’elles accomplissent cette mission ; envoyez en mission toutes les personnes qui prennent soin des malades : médecins, infirmiers, aides-soignants, tous ces gens qui prennent soin du corps des autres, toutes ces personnes qui donnent de leur temps et de leur dévouement sans failles pour que la vie des personnes malades se passe au mieux. » Jésus pourrait nous dire encore : « Ne faites pas de vos paroisses des clubs de gens performants. Ouvrez vos yeux et vos oreilles. » Si quelqu’un ne vient plus depuis quelque temps, il est peut-être malade, ou ne peut plus venir par ses propres moyens. Que peut-on faire ?

Vous qui êtes malades, vous faites pleinement partie de nos paroisses. Tous ensemble nous sommes le corps du Christ. Les membres les plus fragiles de ce corps sont nécessaires pour la vie de ce corps et ce sont eux qui nécessitent le plus de soin. Le sacrement des malades que l’Eglise propose donnera force et courage pour continuer à témoigner de l’évangile. Nous avons besoin de vous, l’Eglise a besoin de vous, malades et soignants pour nous rappeler que la fragilité, la vieillesse, la maladie font pleinement partie de nos existences humaines et que l’on ne peut pas les vivre seuls.

Jésus nous dit : « Je suis avec vous chaque jour, non pour supprimer la souffrance, mais pour l’habiter et porter avec vous les croix qui sont parfois trop lourdes. Je suis avec vous tous les jours de votre vie. »

André Haurine, diacre, Aumônier national de Foi et Lumière