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Et vous, mes amis, gardez vos pantoufles et restez chez vous
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : quand vous invitez des amis, ne parlez surtout pas de ce qui compte pour vous. Soyez superficiels, car mon Père a cru bon de vous épargner les imprévus d’une vraie rencontre. ».
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : quand vous invitez des amis, ne parlez surtout pas de ce qui compte pour vous. Soyez superficiels, car mon Père a cru bon de vous épargner les imprévus d’une vraie rencontre. ».
« Pierre demanda un jour à Jésus : maître, vois tous ces gens, privés depuis longtemps d’espérance et de consolation. Que ferons-nous pour eux ? Jésus lui répondit : Amen, amen je vous le dis, laissez-moi faire car je vais m’en occuper, moi tout seul, pendant tous les siècles à venir et dans tous les recoins de la Terre. Et vous, mes amis, gardez vos pantoufles et restez chez vous à regarder en boucle des infos désespérantes. Qui vous a dit de semer ma Parole ? Qui vous a demandé de tendre la main aux personnes seules ? Qui vous a demandé de vous réunir et de vous réjouir en mon nom ? Imbéciles et hypocrites ! Moi, je suis venu pour m’assurer que rien ne change (et surtout pas vos paroisses) »
Vous aurez bien évidemment reconnu des extraits d’un Évangile apocryphe célèbre, celui dit du Paroissien découragé (Le Cerf, 2022, 136e réédition). J’en suis quant à moi une lectrice assidue (et là, d’ailleurs, je vous cite de mémoire).
Dimanche prochain, et puis dimanche d’après, et puis chaque dimanche jusqu’à Pâques, au micro des annonces ou autrement, vous entendrez une annonce paroissiale pour participer aux « petits groupes de maison » qui vont démarrer.
Même si la période pourrait le laisser supposer, ce n’est pas une pénitence paroissiale de plus :
c’est un appel à INVITER chez vous des AMIS avec lesquels vous formerez un petit groupe de PARTAGE et d’annonce de la BONNE NOUVELLE dans une atmosphère CONVIVIALE.
Une Église plus fraternelle, une Église qui accueille, c’est chez vous que ça se passe !
Pour voir à quoi ça peut ressembler et pourquoi personne ne le fera avec autant de talent que vous, voyez notre page dédiée : https://paroisse-houillescarrieres.fr/petitsgroupesmaison
S’il vous reste encore des hésitations, laissez tomber le guide du paroissien découragé, et rappelez-vous les dernières phrases de l’évangile de saint Matthieu :
« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples (…). Et moi, je suis avec vous, jusqu’à la fin du monde ».
Je vous assure, ça change la perspective. Je ne vous dirais pas, comme les courriers des associations caritatives qu’on reçoit en nombre (attention impôts), qu’« il y a urgence ». Ce n’est pas vrai. De fait, si vous n’invitez pas, il ne se passera rien de grave. Tout fonctionnera comme ça a toujours fonctionné. C’est dommage, on a reçu une belle mission.
Agnes Mannooretonil

comfort, lights that hung high in air.
No darkness would ever settle upon those lamps, as no darkness had settled upon them for hundreds of years. It seemed dreadful that the town should blaze for ever in the same spot; dreadful at least to people going away to adventure upon the sea, and beholding it as a circumscribed mound, eternally burnt, eternally scarred. From the deck of the ship the great city appeared a crouched and cowardly figure, a sedentary miser.
LÀ OÙ EST TON TRÉSOR, LÀ AUSSI SERA TON CŒUR
Dans quelques semaines, nous relirons le récit de la sortie d’Égypte des Hébreux. Ce sera la longue nuit de Pâques où nos frères aînés dans la foi feront aussi mémoire de cette libération « à main forte et bras étendu » (Dt. 26,8), et où nous célébrerons la victoire de la Vie sur la Mort, la victoire de l’Amour sur la Haine.
Oui, le Seigneur est attentif à nos détresses.
Il entend nos appels.
Il vient nous chercher en nous faisant venir à lui.
Il nous appelle à sortir de la maison d’esclavage. En hébreu, Égypte a la même racine que le mot « étroit ». Il nous faut passer par ce chemin étroit, nous débarrasser de notre superflu pour accéder à la liberté à laquelle nous sommes appelés, « la liberté des enfants de Dieu », comme dit St Paul (Rm 8,21).
Comment décrire ce superflu qui nous alourdit, cette porte étroite par laquelle il nous faut passer ?
Je pense au temps qui passe et que je peux gaspiller facilement dans des activités qui ne me nourrissent pas véritablement : la télé, l’internet, les jeux, mais aussi les infos en continu, ou ma manie d’avoir toujours quelque chose à faire. Ensuite, il y a bien sûr l’effort autour de la nourriture, de la boisson, de la cigarette, du chocolat, etc.
Amen, je vous le dis, si nous sommes invités à laisser ce superflu qui nous alourdit, c’est pour nous permettre de nous rapprocher du Seigneur et de nos frères et sœurs en humanité.
Il n’y a pas d’autres raisons.
Le reste n’est que vanité.
Aujourd’hui, que voyons-nous quand nous allumons la télé ou lisons les journaux ? Des hommes et des femmes, des enfants, des étudiants, de jeunes professionnels et des retraités, qui fuient leur pays, l’Ukraine, soumis à la violence de la guerre.
Comment ne pas les voir et ne pas les entendre ?
Nous voyons aussi autour de nous, de nombreuses actions de solidarité se mettre en place. Certains se mettent au service, d’autres partagent leurs biens, d’autres encore accueillent chez eux.
Et moi, que puis-je faire ?
Dans les versets qui suivent immédiatement ceux du Mercredi des Cendres sur le jeûne, l’aumône et la prière, nous trouvons celui-ci :
« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » Mt 6, 21.
Posons-nous un moment pour respirer,
pour prier,
pour nous laisser aimer tels que nous sommes.
C’est là que nous trouverons ce trésor. Au fond de nous. Et ce trésor, qui est le signe de la présence du Seigneur dans nos vies, nous inspirera l’action qui nous convient et qui nous met en relation avec le Seigneur et avec nos frères et sœurs.
Prenons soin de ne pas faire de tri entre ceux qui nous ressemblent et les autres.
Comment réagirions-nous si nous étions mis de côté à cause de notre religion, de notre couleur de peau, de notre pays d’origine, de notre condition sociale ?
Le livre du Lévitique nous répond : «Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point… vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte ». Lv 19,33-34
Pour conclure, je vous propose de méditer sur l’échange entre Jésus et le scribe :
« Mais qui est mon prochain ? » Lc 10,29,
et qui introduit la parabole du Bon Samaritain. Jésus conclut par la question : « Lequel des trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme qui était tombé sur les bandits ? ».
Cette question me fait comprendre que le prochain dont parle Jésus, ce n’est pas tant l’homme qui est tombé sur les bandits et qu’il faut secourir, mais c’est surtout celui qui le secourt. Autrement dit, c’est en me découvrant le prochain de l’autre, que l’autre devient proche de moi. D’une certaine façon, Jésus nous dit : « Ne t’interroge pas sur qui est ton prochain, mais qui est ton prochain qui te sauve ? »
Oui, en premier lieu, ce prochain qui me sauve c’est bien Toi, Seigneur.
Mais c’est aussi celui qui m’appelle à sortir de moi-même pour Te rencontrer dans l’autre.
Nous pouvons alors rejoindre notre voisin isolé, notre collègue en difficulté, ou celui qui cherche refuge dans notre pays.
« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »