Un temps d’échange, pour accueillir le difficile rapport de la CIASE

Un mois après la publication du rapport de la Ciase à la CEF et la CORREF (voir newsletter du mois d’octobre), le temps semblait venu de le recevoir en paroisse, et en tant que baptisés, à la fois pour comprendre un document qui expose des réalités complexes, et pour s’écouter les uns les autres exprimer les sentiments et les convictions qui nous animent depuis lors.

La soirée qui a eu lieu à Béthanie mardi 16 novembre a rempli ces deux missions. Chacun des 120 participants aura sans doute pu dire en en sortant que ce fut un « moment de vérité », pour reprendre l’expression de soeur Véronique Margron, au sujet de ce que doit impérativement rechercher l’Eglise si elle veut honorer sa mission de transmettre au monde la Parole de vie de Jésus.

Moment d’une vérité dure, choquante, d’abord, lorsqu’ont été lus à haute voix des extraits des témoignages de victimes de prêtres. Moment de vérité dans l’analyse des faits ensuite. Anne Sudan, responsable du service d’accompagnement des laïcs en mission au diocèse de Versailles, a apporté en effet des éléments de réponse lors d’une séance de questions. Mais surtout, moment de vérité dans l’extraordinaire force des paroles qui ont été librement exprimées après la lecture des témoignages comme après la présentation du rapport : colère, tristesse, révolte. Mais pas seulement.

Sous l’indignation s’entend aussi, si l’on tend l’oreille, le choix de demeurer malgré tout fidèle à l’Evangile, le désir de se mobiliser pour rebâtir l’Eglise sans tout attendre de Rome, ou du clergé. Le père Courtois a clos la réunion en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas de « conclure » la soirée, mais bien au contraire de la considérer comme le début de quelque chose.

Prenons l’avenir de notre Eglise en mains!

Agnès Mannooretonil

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